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INTRODUCTION 

Pour l’épreuve d’histoire des arts  La problématique commune  choisie par l’équipe éducative est  » Comment l’artiste s’engage t-il dans la société dans laquelle il vit , » 

L »époque concernée est donc le XX è siècle.

En arts plastiques, les oeuvres proposées sont en lien avec le programme du niveau troisième à savoir  » l’espace, l’oeuvre et le spectateur » 

Pour compléter ce qui a été vu en classe, je vous propose une sélection d’oeuvres  dans laquelle vous pourrez puiser pour trouver votre sujet d’étude. Les commentaires ne sont pas exhaustifs. Ce sont des pistes pour vous aider. A vous de compléter, recouper les informations et vous faire votre propre opinion.

N’oubliez pas vos propres productions en arts plastiques qui peuvent vous servir d’introduction à    la thématique.

Vous trouverez aussi une fiche méthodologique pour vous aider dans votre analyse.

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REALISATIONS DANS  l’ESPACE PUBLIQUE 

( art du visuel / Art de l’espace.  ) 

L’artiste est avant tout un être humain doté d’une sensibilité et d’un regard sur son époque. Il lui arrive donc de prendre partie sur l’histoire de son pays, les événements politiques ou sociaux auxquels il assiste ou vit réellement.

CRITIQUE SOCIALE et POLITIQUE 
  •   ERNEST PIGNON ERNEST Né en 1942 

Découper la silhouette d’une image forte, d’un personnage sur un pochoir pour la dessiner ou la peindre sur un support naturel ou urbain (rocher, mur) : une façon d’interpeller les passants pour les tirer de l’indifférence, c’est ainsi qu’E. Pignon.E  est devenu le précurseur du street art. « Je fais remonter à la surface enfouie, les souvenirs oubliés, je réactive leur potentiel symbolique ».

Processus inédit, le travail de cet artiste est composé d’images peintes ou sérigraphiées sur du papier. Ensuite  apposées sur des murs ou dans des cabines téléphoniques, ces affiches se fondent dans le décor urbain. Leurs photographies, avant la dégradation ou la destruction, permettent, outre de garder une trace, de saisir l’interaction entre l’oeuvre et le passant.

Dans les années soixante-dix, il réalise des séries très politiques dont le message est explicitement annoncé par les titres : La Commune, 1971 ; Les Hommes bloqués, 1972 ;Jumelage Nice-Le Cap, 1974 ; Sur l’avortement, les Immigrés, 1975 ; Expulsions, 1979.

A partir de 1980, il fait référence à l’histoire de l’art avec Pasolini (1980), Rubens, les Musiciens (1982), puis réalise les interventions napolitaines. Il exécute également entre 1982 et 1984, un ensemble de sculptures, les Arbrorigènes : Il réalise des moulages de corps auxquels il injecte des cellules végétales, puis les personnages sont installés dans des arbres, in situ, dans les Landes, au jardin des Plantes à Paris… Ils sont peu à peu recouverts de végétation.

 E. Pignon Ernest précise « ce que je colle sur les murs, c’est une image et non un trompe-l’oeil ». Depuis 1974, il prend les photos de ses oeuvres lui-même. Malgré ces réserves, la photo est le moyen qui restitue le mieux sa démarche, mais « l’oeuvre c’est l’intervention de mes dessins dans la rue ».

 

Parti en 2001 pour Johannesburg avec l’intention d’y mener un projet sur le caractère multiculturel du pays, il a été amené à changer de thème en découvrant sur place la gravité de la pandémie de sida et en écoutant les sollicitations des organisations qui luttent contre l’hécatombe annoncée. Après de nombreuses rencontres dans les hôpitaux, les dispensaires, les crèches et en liaison avec les associations, Ernest Pignon-Ernest a élaboré une image, née de l’écoute de ceux qui vivent au cœur de ce drame contemporain. Sérigraphiée sur place à plusieurs centaines d’exemplaires, il l’a collée, accompagné des habitants, sur les murs des quartiers particulièrement touchés de Warwick à Durban et de Kliptown à Soweto » (source Wikipédia)

Etude Johannesburg 2002
Encre sur papier
57.5 x 37 cm


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JR  
Artiste contemporain français né en1983

« JR possède la plus grande galerie d’art au monde. Il expose librement dans les rues du monde entier, attirant ainsi l’attention de ceux qui ne fréquentent pas les musées habituellement. Son travail mêle l’art et l’action et traite d’engagement, de liberté, d’identité et de limite.

En 2006, il réalise Portrait d’une génération, des portraits de jeunes de banlieue qu’il expose, en très grand format, dans les quartiers bourgeois de Paris. Ce projet illégal est devenu officiel lorsque la mairie de Paris a affiché des photos de JR sur ses bâtiments.

JR crée « l’art infiltrant » qui s’affiche, sans y être invité, sur les immeubles des banlieues parisiennes, sur les murs du Moyen-Orient, sur les ponts brisés d’Afrique ou dans les favelas, au Brésil. Des gens qui vivent souvent avec le strict minimum découvrent quelque chose d’absolument superflu. Et ils ne se contentent pas de voir, ils participent. Des vieilles dames deviennent mannequins pour un jour, des gosses se transforment en artistes pour une semaine. Dans cette action artistique, il n’y a pas de scène qui sépare les acteurs des spectateurs.

Pour Women are heroes, JR a voyagé durant trois ans dans les favelas du Brésil, au Libéria, en Sierra Leone et au Cambodge afin de recueillir les témoignages de femmes sur leurs conditions de vie. De retour àParis, il a choisi l’île Saint-Louis pour afficher les portraits de ses héroïnes. Un endroit atypique où il y a le recul nécessaire pour exposer ses immenses collages et être vu par le plus grand nombre. La mairie du 4e arrondissement a offert ses murs à l’artiste pour mettre en place ce projet colossal, auto-financé. Une mise en place mirobolante pour laquelle JR s’est entouré de 120 personnes afin de coller les 8 km d’affiches en noir et blanc. Faire grand : telle est sa devise pour susciter l’intérêt et l’étonnement.Jusqu’au 2 novembre, le photographe français JR investit les quais de l’île Saint-Louis, à Paris, pour sa nouvelle exposition surdimensionnée, “Women are heroes”. Pris du Brésil au Cambodge, ces portraits de femmes placardés dans la ville nous livrent leurs histoires grâce à un système original…




SITOGRAPHIE 
  •  Pour visualiser des reproductions ou des vidéos de son travail : www.jr-art.net/home/

 

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 BANKSY

Né en 1974


Banksy tient  à garder l’anonymat, tout comme l’esprit du graffiti, qui consiste en la réalisation d’oeuvres dans le plus pur secret. Son art est un mélange d’ironie, d’irrévérence, d’humour et comporte très souvent des messages très clairs. Il utilise la peinture en aérosol, des pinceaux aux tailles diverses, Des pochoirs. i

 Banksy, agitateur social ou « art terroriste », est un artiste très engagé. La majorité de ses oeuvres sont frappantes et humoristiques à la fois. Il est pour la liberté, pour la justice, contre la guerre, la famine et tous les fléaux causés par l’homme. Anticapitaliste et pro liberté, il accompagne souvent ses oeuvres de slogans percutants, qui font réfléchir et qui décoiffent.

Banksy aime détonner et pousser la réflexion. Parmi ses « grands coups », il s’est rendu à la frontière Israélo-palestinienne (West Bank) en 2005, afin de peindre sur le mur de Gaza, séparant Israéliens et Palestiniens. Il réalisa neuf peintures, pour la plupart très incisives. Enfants qui font des châteaux de sable, paysages fantastiques, petite fille qui se laisse porter par des ballons. À sa façon, il crie à l’injustice et fait réfléchir. Son oeuvre devint alors mondialement reconnue comme étant une voix dénonçant l’iniquité et l’inégalité, criant haut et fort ce que des millions de personnes pensent.


La jeune fille au centre, fait référence à la photographie de  Nick Ut, en 1972 au Vietnam, après le bombardement d’un village au napalm par les soldats américains . Ici, banksy l’encadre de mickey et mc Donald.

Il provoque en montrant de façon métaphorique ce que le capitalisme peut engendrer et jusqu’où peuvent aller les vices de ce système économique. Mickey Mouse et McDonald sont perçus à travers le monde comme les symboles de la réussite du capitalisme. Ils dégagent aussi une image attrayante et sympathique en contraste avec le cri d’horreur de la jeune fille brûlée.

ANALYSE COMPARATIVE ENTRE CES TROIS ARTISTES :

Techniques utilisées :

  • Ernest Pignon-Ernest dessine de nombreuses études qui donnent naissance aux œuvres ensuite exposées. Exemples : dessin à l’encre. Les œuvres exposées sont la plupart du temps des sérigraphies. La sérigraphie est une technique dérivée du pochoir, elle permet de produire, par impression avec une encre épaisse, une image en de multiples exemplaires.Il réalise aussi des gravures, exemple dans le dossier : une eau-forte.Le collage de ses images sur les murs sont des installations in-situ (=prévues pour un lieu précis).
  • Jr est photographe, la technique est donc la photographie. Les portraits font l’objet de tirages gigantesques à l’échelle des lieux où elles sont installées : murs, façade d’immeuble, pont, toits…
  • Banksy peint des pochoirs et des écrits sur les murs. Il utilise la peinture en aérosol et des pinceaux.

LES SUJETS ABORDES

  • Ernest Pignon-Ernest aborde des sujets de société : l’exclusion (Les expulsés), les injustices, les fléaux (le sida), le racisme…
  • Jr met en avant des personnes anonymes, des inconnus, des victimes de situations politiques, de guerre, de situations économiques difficiles (Face2Face, Women are Heroes)
  • Banksy aborde des sujets de société, il est pour la liberté , la justice, contre la guerre, la famine et tous les fléaux causés par l’homme. Il dénonce les inégalités.

Points communs:

  • Ils produisent des œuvres qui font réagir et réfléchir.
  • Leurs œuvres sont accessibles à tous. Leur art est exposé volontairement en dehors des institutions comme le musée et la galerie d’art. Il s’agit aussi d’un engagement.
  • Leurs interventions sont généralement urbaines.
  • Leurs œuvres sont éphémères, elles disparaissent avec le temps, les intempéries, les interventions humaines.
  • Ils représentent très souvent la figure humaine, des personnes anonymes. Ces représentations sont à l’échelle humaine ou gigantesques.
  • Ils sont engagés politiquement et socialement. Ils dénoncent des injustices (Les expulsés, Soweto de E Pignon-Ernest)

des faits de société (Banksy, contre la guerre),des situations politiques (JR, Face2Face)

JR et Banksy sont tous les deux intervenus sur le mur de séparation entre Israël et la Palestine à Gaza pour Banksy et à Jérusalem pour JR.

  • Ils produisent des œuvres qui sont des multiples (plusieurs exemplaires possibles), ce qui remet en question le fait qu’une œuvre d’art doivent être unique : sérigraphies (Pignon-Ernest), pochoirs (Banksy), photos (JR)
  • Les œuvres sont souvent en noir et blanc.

 Différences entre ces artistes :

  • Les techniques utilisées sont différentes, sérigraphies, peinture au pochoir et écrits, photographie.
  • Les tailles des œuvres diffèrent.
  • Ils réalisent et exposent leurs œuvres avec ou sans autorisation. Sans autorisation concernant une partie des œuvres
    de Ernest Pignon-Ernest et de Jr (au début), maintenant le plus souvent autorisées.
    Toujours créées de manière illicite pour Banksy.
  • Ils utilisent l’humour : Banksy (dérision, comique de situation) et JR (grimaces des personnages) ou pas : Ernest Pignon-Ernest traite ses sujets de manière plus grave.

 En quoi sont -ils des artistes engagés?

Ils sont engagés par les sujets qu’ils abordent. Ils prennent parti pour ou contre des idées, des faits, des évènements passés ou contemporains. Ils bravent des interdits : expositions sauvages et d’envergure. Ils exposent des idées engagées.

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RESISTER, COMMEMORER, TEMOIGNER 

Il y a aussi ceux qui n’ont pas connu la 2° guerre mondiale, mais qui, par leur histoire familiale ou par empathie, ont choisi de parler de cette part sombre de notre histoire dans leur expression artistique, comme ArmanJochen Gerz ou Christian Boltanski

Arman(1928-  2004)

  • « Home sweet home », 1960
Accumulation de masques à gaz dans une boîte fer
mée par un plexigas
160 x 140,5 x 20 cm

  ces masques à gaz désormais liés dans la conscience de chacun à l’horreur des camps d’extermination nazis. Cet objet symptôme du XXe siècle est rendu à tout son côté macabre, par l’accumulation et l’enfermement dans un cadre strict, la boîte-maison, où s’inscrit l’horreur.

Sitographie:

www.dailymotion.com/…/xf16i0_armanhomesweet-…

  • « Memorial pour tamerlan » 196160x100x10.8 cms

Kunsthalle de hamburg

  • Accumulation de tête de poupées sous plexiglas 




  • Espoir de paix,1976-1985, chars et béton, Beyrouth, Liban

Char coulés dans le béton

 

 

Cette oeuvre monumentale d’Arman est un appel à la paix dans une région dévastée par la guerre depuis plusieurs décennies, le Liban. La représentation de chars d’assaut emprisonnés dans une gangue de béton est une manière symbolique de réclamer l’arrêt des combats.

 

 

 

 

 

Jochen GERZ

Jochen Gerz appartient à cette génération qui n’a pas voulu séparer le champ culturel de la vie quotidienne et a mené une critique de la représentation à travers celle du langage. Il s’attache ainsi, depuis 1969, à dénoncer le fonctionnement culturel de la société occidentale dans lequel le langage et l’écriture constituent selon lui une illusion. Dans cette période dominée par les mass-média, il constate leur incapacité à transmettre, à travers image et langage, une expérience authentiquement vécue.

  • «  Le Monument invisible »

2146 pavés gravés et retournés. En 1990, Jochen Gerz entreprend clandestinement, en collaboration avec des étudiants de la HochSchule für Bildende Kunst de Saarbrücken, de desceller progressivement les pavés de la place devant le château de Sarrebrück, ancien quartier général de la Gestapo. Sur chaque pavé, il inscrit le nom d’un cimetière juif d’Allemagne et le remet en place.  Projet « sauvage » et réalisé de nuit au départ, il a été ensuite soutenu par le parlement en question. La place du château de Saarbrück fut renommée place du monument invisible. Les cimetières – traces d’ un passé – rendus présents par leur nom redeviennent des traces invisibles par enfouissement de la face inférieure des pavés gravés. Les photos, l’action sociale générée par le projet sont alors les traces de cette oeuvre « invisible ».  L’’artiste détourne ici l’intention commémorative initiale et le caractère habituellement démonstratif du monument pour créer une oeuvre forte et discrète dont le sens et la forme évoquent le silence de la population locale face aux déportations.

 

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Christian Boltanski(né en 1944),

artiste français dont les thèmes principaux sont celui de l’enfance mais aussi celui de la mémoire (notamment, ici, la mémoire des enfants déportés, des victimes de la shoah en général) à laquelle il fait souvent référence. La photographie, associée à d’autres éléments (vêtements usagés, boîtes rouillées, ampoules électriques…) et mise en scène, occupe une place importante dans ses oeuvres. C’est grâce à ces mises en scènes

qu’il provoque
le questionnement du spectateur: Qu’est-ce qui est vrai? Est-ce une oeuvre ou une reconstitution? L’histoire qui est racontée est-elle vraie ou fictive?

 

 

 

 

 

Monument pour monument pour ODESSA

 

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Le XX°s a été riche en dictateurs totalitaires (Hitler en allemagne, Mussolini en Italie) et l’espagne souffrira aussi sous la coupe du général Franco, allié d’Hitler. La guerre d’Espagne en 1936 oppose les troupes de l’armée régulière de Franco aux résistants républicains. Une mobilisation internationale conduit de nombreux démocrates européens à rejoindre les rangs des républicains et le conflit dépasse largement les frontières espagnoles. Heartfield, puis Pablo Picasso se feront les témoins artistiques de cette opposition démocratique. le premier par ses photomontages révélant l’alliance objective entre les nazis et Franco, le second en dénonçant le bombardement de Guernica, petit village espagnol, par l’aviation allemande, à la demande de Franco

  • Pablo Picasso   ( 1881- 1973 )

GUERNICA (1937) huile sur toile 349,3 sur 776,6 cm/ musée reine Sofia, Madrid

 


  • Pablo Picasso, Massacre en Corée,  Vallauris, 18 janvier 1951

Huile sur contreplaqué
110 x 120 cm
Musée national
Picasso

  L’œuvre dénonce l’intervention américaine en Corée en montrant crûment le face à face entre une
population civile (des femmes et des enfants nus) et des militaires armés. Face à face qu’il n’avait pas représenté dans Guernica, préférant alors une vision plus symbolique (cri, souffrance, ténèbres),

  • John HARTFIELD   (1891-1968)   Peintre allemand

Peintre avant de devenir photographe, John Heartfield rencontre George Grosz qui l’introduit dans le mouvement dadaïste en 1918. En 1920, ils mettent tous les deux en place des photomontages, qui deviendront finalement l’activité principale d’Heartfield. Elle consiste à faire des collages entre plusieurs photos afin de créer un sentiment, une émotion encore plus vive qu’avec une photo ordinaire. Désormais membre du Parti communiste allemand, le photographe crée leurs affiches pour contrer la montée du nazisme. En 1930, il collabore avec le journal ouvrier Arbeiter Illustrierte Zeitung  (AIZ) et conçoit leur couverture. Louis Aragon, en les voyant, dira de Heartfield qu’il est le ‘prototype et le modèle de l’artiste antifasciste’.

 Mais lorsque Adolf Hitler monte au pouvoir en 1933, John doit fuir vers la Pologne puis en Angleterre lors du début de la Seconde Guerre mondiale jusqu’en 1949. Il ne retourne en Allemagne, et plus particulièrement en RDA et à Berlin-Est, qu’en 1950 et devient décorateur pour le Théâtre.

Dans l’Allemagne d’avant l’arrivée de Hitler au pouvoir, les photomontages de John Heartfield pour AIZ, ont été un des instruments de propagande communiste et antinazie les plus efficaces qui aient jamais existé. Dans une Allemagne en crise, Heartfield et AIZ ont contribué à montrer un visage des nazis qui surprend aujourd’hui encore par son extrême lucidité. Il est vrai que les Allemands pouvaient savoir à qui ils avaient affaire.Il suffit de lire le

journal (en français Les Cahiers) du comte Harry Kessler pour comprendre le dégoût qu’inspiraie Berliner Ensemble et pour le Deutsches Theater jusqu’à sa mort.ent à la population leurs actions incessantes et quotidien

nes. Un dégoût qui ne faisait que rendre plus irrationnels et incompréhensibles les résultats des élections successives jusqu’à l’arrivée de Hitler à la chancellerie fin janvier 1933. Dans ce même journal, on découvre comment en juillet 1932 John Heartfield et son frère Wieland Herzfelde tentent de fédérer en un ultime effort l’ensemble de l’opposition à Hitler par «une seule affiche […] où il y ait du talent». Heartfield avait acquis une grande popularité et ses photomontages étaient considérés comme les plus réussis et les plus efficaces de son temps.

références :

 
« 
Adolf le surhomme, » 1932, photomontage

No Pasaran, 1936, photomontage

VOUS POUVEZ METTRE EN RELATION CE TRAVAIL AVEC LES Affihes et films de propagande FILM DE PROPAGANDE

( S’ENGAGER POUR : S’ENGAGER CONTRE …..)

  • CHARLIE  CHAPLIN  » (1889-1977)

Le Dictateur (The Great Dictator) est un film américain, de type satirique, réalisé en 1940 par Charlie Chaplin.

Ce film, conçu juste avant la Seconde Guerre mondiale, fut le plus grand succès commercial de Charlie Chaplin et contribua à mobiliser l’opinion publique nord-américaine en faveur des démocraties européennes, à une époque où seule la Grande-Bretagne résistait encore à l’Allemagne nazie. Il est ouvertement inspiré par le régime nazi mis en place par Hitler. Le gouvernement allemand a d’ailleurs protesté officiellement contre sa réalisation et demandé l’abandon de ce projet, que Chaplin a tenu à terminer malgré ces pressions … ( extrait de wikipédia)

  • FAUTRIER

(1898-1964)

Pour Fautrier, témoigner de son émotion profonde face à la barbarie passe par cette matière épaisse qu’il triture, laboure, mais aussi par le travail des couleurs. Ce qui prime, c’est ce champ brouillé d’où peuvent émerger des éléments de corps informes, des faces tragiques comme dans Otage, 1943 et Otage n°3, 1945 où matière, couleurs et dessin participent à une défiguration

  

  • « Les otages »(1943-45)

Composée d’une cinquantaine d’œuvres, la série des « otages » a été réalisée de 1943 à 1945 alors que l’artiste séjourne à Châtenay-Malabry à proximité d’une clairière où les Allemands fusillent des prisonniers. Quotidiennement, Fautrier entend les exécutions. Ce serait ce traumatisme qui aurait donné naissance aux Otages.

COMMENTAIRE  : VIDEO du musée des beaux arts de lyon       

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ANALYSE D’UNE OEUVRE D’ART/ METHODOLOGIE 

 

1 – présentation de l’oeuvre.

TOUJOURS INDIQUER QUE CE QUE VOUS MONTREZ UNE REPRODUCTION photographique de ou UN EXTRAIT de ( pour un film, une chanson….)

 

    • Titre de l’oeuvre
    • Auteur
    • Date de réalisation
  • Nature de l’œuvre 

tableau, dessin, enluminure, sculpture, meuble, installation, retable, monument, affiche, film, recueil…. Diptyque triptyque, polyptique

  • Technique 

Huile sur toile, fusain sur papier, papier marouflé sur toile, bois, marbre, technique mixte, fresque,

  • Dimensions( en centimètres)Lieu de conservation / lieu d’installation
  • Genre / thème 

portrait, paysage, nature morte, allégorie, scène historique, mythologique, religieuse, de la vie quotidienne…)

Contexte historique

Situer l’œuvre rapidement dans son époque

Exemple : œuvre moderne / art d’avant-garde du Xx è siècle

Œuvre contemporaine

Mouvement artistique ( pop art, surréalisme, nouveau réaliste ….)

 

 

2 – Description de l’œuvre :

POUR UNE ŒUVRE BIDIMENSIONNELLE : dessin,  peinture, affiche, photographie , infographie  …..

Les différents éléments en présence

Nommer Les personnages, les formes, le paysage, les objets , le décor   en les situant dans l’espace du tableau

(A gauche , au centre , à droite, au 1er plan, à l’arrière plan….)

La composition

Indiquer la façon dont les éléments sont organisés sur l’espace du support :

les différents plans, les lignes structurantes (avec point de fuite), la perspective et profondeur, la répartition des masses, la symétrie, …

(possibilité de faire un schéma sur un calque)

La technique utilisée

dessin au crayon / fusain/pinceau / pastel, à la sanguine / craie …, aquarelle, estampe (taille en relief : xylographie, ou taille-douce (en creux) : eau-forte, ou lithographie, ou sérigraphie…), peinture à sec, peinture à l’eau (fresque, gouache, …), détrempe, peinture à l’huile, peinture acrylique, collage, frottage…technique mixte

 

Le dessin

netteté ou flou des traits/contours, graphisme… valeurs, cerne

Les couleurs

Monochrome, polychrome

palette des couleurs utilisées (couleurs primaires, complémentaires), couleurs dominantes, couleurs dégradées / contrastées, sombres / claires, dans les tonalités chaudes / froides, touche (= pose et épaisseur de la couleur : aplat, glacis (par stratification), au couteau, au doigt, petites / larges touches, touches épaisses / minces, touches séparées, grattage…)

La lumière :

zones éclairées / dans l’ombre, sa ou ses source(s) de la lumière, l’effet recherché, son rapport avec la réalité

 

 

Pour une sculpture / une installation :

Les éléments en présence

Accumulation , assemblage de

Le relief :

bas-relief, haut-relief, ronde-bosse

Les matériaux

argile, bois, marbre, pierre, ivoire, métal, plâtre, bronze, béton

La technique utilisée

terre cuite, modelage, taille, repoussé / martelage, moulage, fonte à cire perdue, soudure, chevillage, stuc…

Assemblage,

 

3) Analyse : l’interprétation de l’oeuvre.

Le sens de l’œuvre

Signification de la composition, des couleurs, de la matière les effets que cela produit :

 

les intentions de l’artiste, ses choix plastiques, esthétiques.

La contextualisation

mise en relation de l’œuvre avec le contexte historique et le courant artistique auquel l’œuvre se rattache.

 

Situer l’œuvre dans le parcours général de l’artiste.

La portée de l’œuvre

les réactions des contemporains, son intérêt historique et artistique (en quoi est-elle innovante ?)

Pourquoi en parle t-on encore aujourd’hui ?*

 

Votre avis personnel / votre ressenti : quel impact elle a sur vous ….

 

 

 


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